Imaginez la scène : vous flânez entre le quartier électrique d'Akihabara et la tour Skytree à Tokyo, et une odeur de poulet grillé à souhait vient soudain éveiller vos papilles. C'est là qu'Ali a posé ses tournebroches. Installé au Japon depuis plus de vingt ans, ce passionné s'appuie sur un bagage solide : quinze années passées dans la gastronomie française et quatre ans en boulangerie. Un savoir-faire unique qu'il a mis au service de son propre établissement, baptisé Pouletori, une contraction évocatrice sachant que "tori" signifie poulet en japonais.
Au menu, c'est un festival de réconfort et de générosité. Les clients s'y pressent pour attraper sur le pouce des wraps dorés au grill, garnis de volaille tendre, de frites et nappés d'une sauce blanche artisanale. Mais l'adresse réserve aussi de belles surprises traditionnelles pour les connaisseurs de passage : m'tewen bien assaisonné, chorba parfumée et même du kalb el louz fondant pour la touche sucrée.
Le concept séduit bien au-delà de la diaspora. Plus de la moitié des gourmets qui défilent au comptoir sont des Japonais, rapidement devenus accros aux sauces relevées et à la convivialité du chef. L'engouement est tel que l'attente sur le trottoir en décourage parfois certains, mais l'ambiance reste fidèle aux valeurs d'hospitalité méditerranéennes : une adresse chaleureuse où l'on vient partager un bon repas, peu importe d'où l'on vient.